J'ai un avantage non-négligeable sur la demoiselle apparaissant ci-dessus : contrairement à Bridget Jones, je ne suis pas célibataire. Ce qui signifie que dans 99% des cas, je passe mes soirées soit avec des ami(e)s, soit en charmante compagnie, dans les bras d'un homme doux, attentionné, et en plus, incroyablement sexy. Plus Daniel Cleaver que Marc Darcy niveau sex appeal, mais en version métissée !

Mais voilà, il y a ce f*cking 1% des cas où je me retrouve, un samedi soir, en mode "loose" : personne de dispo pour sortir et un homme qui a prévu quelque chose (à la dernière minute, cela va de soi). Et dans ces cas-là, mon état émotionnel se rapproche dangereusement de celui de Bridget contrainte de célébrer le nouvel an avec ses parents. 

Rassurez-vous, je résiste tout de même dans ces moments-là à l'ouverture d'une bouteille de Merlot, mais les comédies romantiques gnangnans et la tablette de chocolat sont alors mes meilleures amies. Deux raisons à cela, me semble-t-il :

a) je déteste la solitude, qui me rappelle la triste réalité du fait qu'on puisse se retrouver seule pour de bon, et éventuellement mourir entourée seulement de ces chats (en l'occurence, leur présence pourrait me tuer, y étant allergique...)

b) mes périodes de célibat ont été tellement courtes (merci, la vie !) que je revendique ce besoin, que dis-je, ce droit de déprimer et de pleurer sur mon triste sort à intervalles régulières

Une troisième option reste cependant à l'étude : celle selon laquelle les comédies romantiques auraient, dans tous les cas, un effet cafardeux, y compris sur la femme la plus heureuse du monde. Cette troisième hypothèse me convient plutôt bien, son petit côté "on est toutes dans le même bateau" à quelque chose de rassurant. Vous trouvez, vous aussi ?